Greetings from the free side / T'as le bonjour du libre !

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lundi 16 février 2009

Dernière ligne droite...

Hé oui, cela fait un moment que je n'ai pas blogué... Entre la rénovation de mon appartement et de ma vie affective les dernières semaines ont été éprouvantes, mais assez positives. Cela explique mon absence au FOSDEM. Bien dommage d'ailleurs, cela m'aurait donné une bonne bouffé d'air frais et m'aurait permis de revoir tous ces gens sympathiques :-).

Déménagement prévu pour samedi prochain, et j'ai encore la peinture à faire... Je vais également emménager sans cuisine, mais au moins j'aurai de l'électricité et un beau parquet tout neuf :-). L'arrivée est proche, vivement que je puisse souffler un peu...

jeudi 23 octobre 2008

Retour vers le passé

Les travaux dans mon nouvel appartement ont débuté lundi. Armé de mon fidèle pied de biche (emprunté au beau frère) ainsi que de ses compagnons, le marteau, le burin, le vaporetto et l'huile de coude, ma première mission a été de déposer le plancher (en jargon de geek maçon-carreleur, ça veut dire virer à coup de pompes pour que ça parte à la benne). Cela devrait me faire économiser les 1200€ qu'un des artisans m'a estimé pour ce travail, avant de poser le nouveau parquet. C'est cher me dites vous. Oui et non. Oui parce que je n'ai pas un salaire de ministre (dans la moyenne dirons nous), mais surtout après avoir acheté un appartement, mes économies ont été réduites à peau de chagrin. Et non, parce que vu le boulot qu'il y a à faire, je comprends le prix.

Le vif du sujet

C'est revêtu de mon plus beau bleu de travail transmis de père en fils (merci p'pa, mais ça me rentre un peu dans les fesses quand je m'accroupis) que j'ai dû me battre avec le lino à coup de cutter pour trouver les jonctions entre les plaques de Novopan (panneaux d'aggloméré), et les faire sauter au pied de biche. Les plaques font environ 1,50m sur 2m. J'avais d'abord eu l'intention de décoller tout le lino, mais cela s'est avéré impossible.

Rien que pour cette opération, cela m'a pris la journée : les plaques étaient vissées et clouées à l'ancien parquet en pin qui se trouve en dessous. Et puis il y a quelques surprises... Le salon est en fait la réunion de deux anciennes chambres, dont la cloison a été abattue. Et entre le Novopan et le plancher, on a pu retrouver... Le lino d'une des chambres ! Faut croire que c'était vraiment des feignasses, ils ont fait des croques monsieur... Alors je me suis un peu pris pour un archéologue en découvrant le lino vert à fleurs datant de 1954. Comment je connais la date ? On a retrouvé des feuilles de l'Humanité de 1954 sous ce lino ! 54 ans après, le maire de la ville est toujours un communiste :-)

Pendant ce temps là, Aurore décollait, d'abord du papier peint, puis rapidement (parce que c'est pas drôle le papier peint) le carrelage de la cuisine à coup de marteau et de burin. Demain, je dois attaquer le réagréage qui était sous le carrelage au marteau et au burin. Et puis les fouilles continueront, puisqu'en dessous il y a un grillage type cage à poule, et encore en dessous, le parquet. Je vous avais dit qu'ils avaient fait ça comme des porcs ? Eh bien ce n'est pas fini...

L'agent immobilier, ce charmeur de serpents

Après s'être entendu dire que le lino était posé sur le parquet d'origine, on avait déjà eu la surprise de découvrir qu'il était en fait collé sur du Novopan, lui même cloué à ce qu'il y avait en dessous. En même temps, difficile de sortir un pied de biche à la première visite, et le temps de se décider, le compromis de vente était déjà signé quand on a dévissé les barres de seuil pour se rendre compte que la situation était un peu plus complexe qu'on ne l'attendait.

A posteriori, elle est beaucoup plus complexe. En effet, outre les différentes strates à éliminer avant même de penser à mettre le nouveau plancher, d'autres "détails" sont apparus. Comme la cheminée par exemple. Le "je ne m'engage pas sur le fonctionnement de la cheminée, mais un bon ramonnage devrait suffir" de l'agent immobilier, s'est transformé jeudi dernier dans la bouche de l'artisan venu faire un devis en "mais c'est n'importe quoi, c'est une cheminée décorative, si vous faites du feu là dedans tout flambe", puis enfin dans ma bouche ce lundi en "mais c'est des porcs, ils ont construit la cheminée sur la dalle de Novopan ! On est obligé de soit découper le Novopan autour de la cheminée pour poser le nouveau parquet, soit d'abattre la cheminée !".

Sandwich au parquet

On récapitule, on a de haut en bas :

Pour le salon :

  • lino collé
  • Novopan
  • lino posé (sur une des 2 anciennes chambres)
  • parquet

Pour la cuisine :

  • carrelage
  • réagréage
  • grillage "cage à poule"
  • parquet

Pour l'entrée :

  • carrelage
  • réagréage
  • ancien carrelage
  • parquet

D'un coup les 1200€ sont un peu plus justifiés... Surtout qu'il y a l'escalier qui repose là dessus à maintenir. Heureusement, le voisin du dessous a une cheminée qui fonctionne, lui, et récupérera le parquet comme bois de chauffage pour cet hiver. C'est toujours ça de moins à emmener à la déchèterie...

Les travaux en images...

Le salon avant les travaux

Et le même après une journée de boulot

Les différentes strates avec le Novopan pris en sandwich entre deux linos

L'escalier du salon, reposant lui aussi dur une dalle de Novopan, et celles arrachées posées contre le mur

Le beau lino 1954

La cuisine sans carrelage...

Le carrelage à part

La reine du burin. Tel Attila, là où elle passe, le carrelage ne repousse pas.

vendredi 17 octobre 2008

Crac boum hue !

Aujourd'hui, j'ai pris mon après midi pour aller dans mon nouvel appartement rencontrer des artisans pour qu'ils me fassent des devis pour la rénovation de mon parquet. Je remercie au passage monsieur Coelho de m'avoir posé un lapin (les lusophones comprendront) pour 3 minutes de retard (et parce qu'il n'y avait pas mon nom sur la boite à lettres). Pratique, j'avais pris mon après midi pour lui, vu qu'il voulait passer à 15H00. Heureusement, j'en avais un deuxième qui a pu passer plus tôt. Notez au passage que sur 4 artisans contactés, 3 sont portugais. Si, si, ils ne finissent pas tous dans l'informatique :-) .

J'ai profité du trou entre les deux rendez vous pour décoller un peu de papier pain peint à la main. J'ai ainsi pu découvrir les belles traces d'humidité sur le mur côté rue... Dommage qu'on ne puisse pas arracher le papier peint de chaque appartement qu'on visite, pour éviter les surprises :-). Bon, apparemment, on va devoir traiter le mur, mais je m'y attendais déjà un peu.

Vient ensuite le sol. Un bon gros coup de scie circulaire pour couper la couche de lino, la couche d'aggloméré en dessous... puis on découvre la couche de parquet en pin. Je ne comprends pas que l'ancienne propriétaire ne l'ait pas gardé d'ailleurs. Peut être à cause des bruits que grincement que cela provoquait ? En effet les voisins du dessous nous ont prévenus que le sol était très bruyant. C'est aussi pour ça que je compte refaire le sol. C'était déjà bruyant avec une seule personne dedans, alors à deux (courant derrière le chat, qui plus est) ! Quel intérêt d'avoir son chez soi si on a peur d'inviter de gens, parce que ça pourrait déranger ? Et puis vu mes voisins actuels, je ne veux faire subir cela à personne. Donc on va refaire l'isolation phonique, comme il faut, pour être tranquilles. En plus les voisins n'habitent apparemment les lieux que 6 mois par an, donc il y a au moins une moitié de l'année où on pourra faire la nouba comme on veut :-) .

Bref. On a découvert le parquet, et on l'a fait sauter, et ça a l'air sain (ouf !). Un peu humide sur le mur que j'ai découvert, mais sain. Côté cuisine, le carrelage a été posé sur un réagréage, une chape en ciment allégé... et le parquet (ouaip, toujours là). Enfin, l'entrée c'est la même chose, mais il y avait un carrelage plus ancien en dessous. Oui, ça fait un peu fouille paléontologique. Il faut croire que les anciens propriétaires étaient adeptes de la technique du mille feuille... Pas étonnant que tout l'appartement soit surélevé de 3 centimètres ! En fait cela se voit au niveau du seuil de la porte et sur toutes les portes du reste, puisque le bas des portes a été scié.

Au passage, j'ai découvert l'excellent SweetHome3d il y a quelques mois, pour pouvoir prévoir un peu l'aménagement futur. J'étais assez content de trouver ce genre de logiciels sous Linux. Cela me permet donc de vous offrir cette vue approximative (tout n'est pas en place dans la cuisine) de ce à quoi cela devrait ressembler une fois terminé.

samedi 11 octobre 2008

Propriétaire... Enfin !

L'achat de l'appartement

Fin des péripéties (en tout cas celles de l'achat). Dans la conjoncture morose actuelle, difficile de dire si j'ai fait une bonne affaire. Je ne pense pas, vu le prix au mètre carré, mais le bien est un peu spécial aussi (1 étage + chambre sous les toits), En tout cas je sais que je n'achèterai plus de bien immobilier par une agence, vu qu'ils sont juste là pour jouer les commerciaux, et passer à la caisse au final. Parce que la première fois que j'ai acheté un appartement, je me suis dit au final que c'était des brigands. Cette fois ci, je me méfiais, mais je me suis fait avoir quand même (forcément, on se fait toujours avoir sur un détail, mais jamais le même, donc difficile de prévoir...). Seul point positif de l'affaire : la notaire qui a bien fait son boulot (pour mon premier achat, le notaire avait bâclé le truc et n'a apparemment pas fait des masses de vérifications).

Mais bon, haut les coeurs, je suis l'heureux (?) propriétaire d'un 2 pièces, après près de 29 ans de vie en location. Mes parents ont loué 30 ans en France et n'ont rien ici, donc c'est à la génération suivante de faire son trou :-). Je vais donc me retrouver avec Aurore dans un 41m² dans un quartier pavillonnaire (moi qui ai vécu 17 ans en HLM de 13 étages), sans voisin du dessus.

Les voisins

Ce dernier point est important. Parce que mes voisins du dessus, je rêve de les étriper. Cette charmante famille est composée de :

  • 1 mère qui gueule sur tout enfant de moins d'1m80.
  • 1 père qui doit passer plus de temps sur sa perceuse que moi sur mon PC, quelle que soit l'heure.
  • 2 filles qui dès que les parents ne sont pas là invitent leurs potes à la maison.
  • 1 garçon que j'ai retrouvé une fois en train d'écrire sur les murs de l'immeuble.
  • 1 tout petit (fils d'une des filles ?) qui a fait mon bonheur à une époque, me réveillant à 4H00 du matin par ses pleurs...
  • 3 clébards à qui il faudrait couper les griffes (et qu'on appelle entre nous "tic-tic")

Quelques anecdotes en vrac sur ces charmantes personnes : un soir que les parents n'étaient pas là, je me suis retrouvé à sonner à 3h du matin en semaine pour signaler aux filles qui avaient rameuté tous les potes que certaines personnes ont une activité diurne appelée travail, et que bizarrement, la nuit, ils souhaitent dormir. La dernière fois que j'ai dû monter sonner, personne n'a ouvert (ma musculature a dû les impressionner, les pauvrettes). Ah, une fois, une des filles m'a réveillé un dimanche matin en poussant la sono. Vous ne pouvez pas savoir ce que c'est de se réveiller en fanfarre par un remix techno de la soupe aux choux...

Je vais donc avoir le grand plaisir de ne plus avoir de voisin du dessus, et comme je vais dans une petite copropriété, j'aurai juste 2 voisins (il y a 4 appartements et 1 est vide).

Le train

Habiter près d'une gare RER, c'est pratique. Mais ça l'est moins quand :

  • on met plus de temps à attendre l'ascenceur pour descendre ses 11 étages que pour se rendre à la gare
  • on a du mal à dormir les fenêtres ouvertes en été que ce soit à cause du passage des trains qu'à cause des annonces vocales
  • il y a un truc intéressant à la télé et la porte du balcon est ouverte (si, si, des fois - et pas que quand je mate des animés), et là un train passe rendant 15 secondes de votre programme préféré inaudibles

Je vais donc me retrouver à 10 minutes à pied d'une gare RER (au lieu de 3 minutes), mais je gagne sur le temps pour sortir du bâtiment (1 étage à descendre à pied au lieu de 11 en ascenceur).

Les branleurs du hall

Ha, ça aussi ça va me manquer... Cette joie de rentrer au logis après une dure journée de labeur, et de trouver une masse de jeunes péteux fumant du shit dans le hall d'entrée, ou devant l'immeuble, discutant de choses et d'autres, comme du dernier passage devant le juge (véridique). En fait il faut les comprendre ces pauvres jeunes, la société est vilaine et les a rejetés. Elle les a mis dans des pauvres écoles, les a fait habiter dans les pauvres HLM qui entourent le collège (les cages à poules comme l'a dit un de mes profs de dessin), et pour ne rien arranger, ne les a pas fait naître dans des familles de bons français, faisant d'eux des fils d'immigrés.

Un petit sage chauve avec une longue mèche blonde a dit un jour : "Pô cool la société". Je vous laisse méditer. [1]

Je comprends par conséquent qu'ils en soient réduits à bouffer des kebabs dans les halls d'immeubles en hiver en buvant du coca et du whiskey. Bien sûr, c'est un acte militant pour eux : laisser le sol aussi gluant que possible après leur passage montre le bourbier socio-économique du modèle d'intégration "à la française".

En tout cas, ils ont des capacités d'organisation insoupçonnées. Graver des petits messages comme "Nike la bac" sur les portes d'ascenceur leur permet d'exercer leurs facultés de travail colaboratif, et de centraliser l'information. Et oui, dans mon immeuble, ils ont inventé le wiki avec plusieurs années d'avance. De même, j'arrive à déduire qu'ils ont une culture télévisuelle assez étendue. Ce sont des fans du "Juste Prix" avec Philippe Risoli. Ils ont même reproduit le fameux "jeu du coup de poing" avec le faux plafond du hall. Mais pas de chance, il n'y avait pas de petit papier derrière les trous faisant gagner 50 000F. C'est sûr, c'est bien plus joli avec tous ces trous : le faux plafond ressemble à la robe d'un dalmatien.

Enfin, ils ne rataient pas une occasion de montrer à quel point leur instinct de survie est aiguisé : ils doivent pouvoir faire du feu pour se chauffer, ou faire cuire un steak de mammouth. Bon y a plus trop de mammouths par chez nous, mais s'ils revenaient, ça irait mal pour eux, tellement les petits jeunes se sont entraînés sur les poubelles et les voitures (j'aime quand les pompiers viennent sonner chez moi à 2H00 du matin, pour me conseiller de boucher les aérations, d'habitude je ne les vois que pour les calendriers).

Fini donc ce contact privilégié avec la jeunesse, mais tant qu'il y aura des skyblogs, j'arriverai bien à avoir des nouvelles...

Le nouveau chez moi

La rue de devant donne sur une rue en sens unique peu passante. L'arrière donne sur des jardins. Pas de voisins au dessus. On est pas très loin d'Orly, mais on entend quasiment pas d'avions. Un grand parc à 5 minutes. La gare à 10 minutes. Le TVM à 5 minutes. Bien sûr je vais devoir reprendre les transports, mais bon, ça me fera une excuse pour m'acheter un netbook :-) . Je passerai de 30 minutes à 1H30 de transports par jour, mais je serai plus écolo, prenant les transports en commun plutôt que ma Clio (poubelle-mobile pour les intimes). Depuis bientôt 4 ans que je suis à la RATP, je ne prenais plus les transports, alors que pourtant, je n'aime pas conduire... Et pour finir c'est une ville de gauche, ça ne fait pas de mal. Bref, un havre de tranquillité (je l'espère, je le saurai quand je serai dedans). Enfin, pour parfaire et élargir vos connaissances en habitat urbain, je vous conseille la lecture du magnifique ouvrage "Les Bidochon en Habitation à Loyer Modéré"

La vue de la cuisine sur les jardins :

Vue de la cuisine sur le jardin

[1] Juste au cas où ce n'était pas clair : je suis allé dans les mêmes écoles qu'eux, je suis fils d'immigré, et j'habitais (et j'habite encore pour au moins un mois) la même cage à poule. Sauf que moi à l'école, j'écoutais. Et pis pour les incultes pourris du slip, le sage, c'est Titeuf ;-)